Le signal de Maxime Chattam

Le signal de Maxime Chattam

Maxime Chattam est mon auteur préféré depuis l’année 2004. Je l’avais découvert grâce à mon oncle et je l’ai moi-même fait découvrir à ma sœur et ma cousine. Bref, toute la famille est fan. J’ai lu pratiquement tous ses romans, en effet le seul qui manque à l’appel est Le Coma des Mortels. C’est son roman qui me tentait le moins. Tout le contraire de son nouveau roman qui a été présenté comme un roman d’horreur dans la veine de Stephen King.

Dans ce nouveau roman, nous suivons la famille Spencer qui s’installe à Mahingan Falls. On découvre Olivia, la mère présentatrice de télévision qui veut prendre du recul dans sa carrière, Thomas son mari un écrivain en manque d’inspiration, leur 2 enfants Baby Zoé et Chad. Ils ont recueilli Owen, le fils de la sœur d’Olivia récemment décédé avec son mari.

Beaucoup on fait le rapprochement entre les personnages de ce roman et la vie de Maxime Chattam et sa famille car il est marié à la présentatrice télé Faustine Bollart.

Ce récit a deux intrigues parallèles: la première est celle des adultes et puis celle des adolescents. Ce type de roman m’a fait penser à Ça de Stephen King, tout comme la narration. Maxime Chattam nous parle de la ville de Mahingan Falls comme si c’était un personnage à part entière dans le roman. Certains chapitres nous racontent l’histoire de personnages inconnus dans le roman et dont nous n’entendons plus parler après comme dans Ça, Le Fléau et le Dôme de Stephen King.

Le livre nous plonge dans une atmosphère étouffante et angoissante. Deux passages m’ont particulièrement fait peur: celui qui passe la nuit dans la maison  quand Olivia va voir Zoey qui pleure et qui sent une présence; et le première passage avec l’épouvantail. Pour la petite anecdote, après ma lecture de ce passage il faisait nuit dehors et je devais sortir à l’extérieur pour me rendre dans le garage où je devais lancer une machine à laver… Elle a été lancée le lendemain. Je suis une vraie poule mouillée.

J’ai vraiment apprécié ma lecture, c’est la première fois que Maxime Chattam écrit un roman d’horreur et je me suis régalée. J’ai particulièrement apprécié suivre l’intrigue des adolescents, je l’ai trouvé haletante. L’écriture de Maxime Chattam est toujours aussi prenante, les chapitres sont courts et on se dit toujours « encore un! ».

Pour moi, Maxime Chattam est vraiment une valeur sûre!

Les mystères de Larispem, tome 1: Le sang n’oublie jamais

Les mystères de Larispem tome 1: Le sang n’oublie jamais de Lucie Pierrat-Pajot

Larispem, 1899. Dans cette Cité-État indépendante où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent : Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux. À la veille des célébrations du nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville. Et si les Frères du Sang étaient revenus pour mettre leur terrible vengeance à exécution ?

J’ai entendu parlé de ce roman sur la chaine Youtube de PikitiBouquine et elle m’a donné envie de le découvrir. N’étant pas une grand lectrice de steampunk, j’ai attendu la sortie poche du premier tome de la saga pour me plonger dans cet univers.

Le premier tome des mystères de Larispem nous plonge dans le Paris des années 1899. Lucie Pierrat-Pajot a créée une uchronie.

En France du 18 mars 1871 au 28 mai 1871, il y a eu un soulèvement dans la commune de Paris. Cette période est appelée la « Commune de Paris », elle opposait le Paris républicain  » les communards » à l’Assemblée Nationale qui était à majorité monarchiste. Cette période d’insurrection s’est finit par un bain de sang dans la capitale. Dans le récit de Lucie Pierrat-Pajot, les communards ont gagné grâce à la caste des bouchers et Paris est devenu Larispem. L’argot des bouchers est utilisé comme langage courant.

Comment parler l’argot des bouchers, c’est très simple. Il suffit de prendre la première consonne du mots, de la placer à la fin de celui-ci et de rajouter em/uche/oc/ji… Ainsi Paris devient Larispem!

Dans ce roman, nous suivons trois personnages: Carmine, une apprenti-boucher; Liberté, une mécanicienne et Nathanaël un orphelin. Le récit de ses trois personnages va évidemment se croiser, le lien entre Liberté et Carmine est tout de suite établie, elles sont amies. J’ai rapidement avancer dans le récit car j’avais hâte de savoir comment le récit de Nathanaël allait être relié aux leurs. Ce troisième personnage apparait plus tard dans le récit mais j’ai adoré suivre son intrigue.

Ce roman nous raconte deux intrigues celle de Carmine et Liberté, qui explorent les anciennes demeures des aristocrates la nuit pour ensuite revendre leur butin au plus offrant. Elles vont être mêlées à des actions des Frères de Sang, ce sont les partisans de Louis d’Ombreville chef des aristocrates.

Parallèlement, on va donc suivre les aventures de Nathanaël, un orphelin de 15 ans. Bientôt il va pouvoir sortir de l’orphelinat mais il va se passer des choses étonnantes qui vont changer les croyances de ce dernier.

J’ai aimé les deux intrigues parallèles. Grâce à elles, je ne me suis pas ennuyée une seule minute dans ce roman. J’ai trouvé que l’univers était incroyablement riche. Tout est expliqué très clairement.Les personnages principaux sont très attachants et j’ai hâte de connaitre la suite de leurs aventures.

Je me suis réglée en lisant ce roman. Je ne lis pas beaucoup de steampunk. J’avais lu le premier tome de La Croisée des Mondes il y a un an et avant cela j’avais lu une nouvelle du recueil Montres enchantées des éditions du Chat Noir. A l’époque j’avais lu et adoré la nouvelle de Clémence Godefroy et j’avais dans la foulée acheté son premier roman qui était dans le même univers. Je dois avouer qu’il est toujours dans ma PAL.. Mais Les mystères de Larispem m’a vraiment donné envie de lire plus de Steampunk je risque donc de le lire très prochainement!

Le roman de Lucie Pierrat-Pajot a obtenu en 2016 le prix de la deuxième édition du premier roman jeunesse Gallimard, RTL, Télérama. Elle a eu l’idée de ce roman en discutant avec son mari car il est boucher et lui a parlé de l’argot des bouchers.

La Geste du Sixième Royaume d’Adrien Tomas

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Ma première rencontre avec le livre La Geste du Sixième Royaume s’est déroulée lors du festival de l’Imaginaire à Lambesc en 2013. A l’époque, mon chéri m’avait dit de ne pas acheter un livre qui comportait une faute d’orthographe dans le titre… Nous n’avions pas chercher plus loin et quelle erreur…

Ignorants que nous étions. Cette année, lors des Imaginales, j’ai vu la sublime édition collector que Mnemos proposait de cet ouvrage. Le titre m’intriguait et après des recherches, j’ai découvert que le titre était loin d’être une faute d’orthographe en effet d’après Wikipédia une Geste est un ensemble de récits versifiés, épiques ou romanesques, relatant les hauts faits de héros ou de personnages illustres, développés dans la geste héroïque de la mythologie, poèmes décrivant les épopées des héros de l’Antiquité, et dans la chanson de geste, style littéraire du Moyen Âge.

La Geste du Sixième Royaume raconte l’histoire du combat entre le Père et l’Autre. Pour mener ce combat, chaque clan a cinq héros: le Soldat, le Prophète, la Bête, le Danseur et la Dame. Dans cette grande fresque de fantasy, nous allons découvrir les personnages de chaque clan, les voir réuni puis suivre chacun qui doit affronter son double. Le roman est scindé en 3 partie. Dans la première, nous découvrons chacun des personnages, du côté du Père et de celui de l’Autre. On voit les héros du Père Lilir, Maeve, Moineau, Corius et Naorl qui convergent vers La Grande Forêt.

Le récit est parfaitement structuré et donne l’impression que le moindre détail a été étudié. L’histoire est racontée du point de vue de multiples personnages, pourtant je n’ai pas du tout été perdue lors de ma lecture. Les différents points de vue offrent une multitude de regards sur l’intrigue et la rende passionnante. On ne s’ennuie pas un seul instant en lisant ce roman.
Les personnages sont tous très intéressants que ce soit les héros ou leurs opposés. Maev est un des personnages qui m’a le plus touchée. Son histoire est passionnante et sa relation avec Lilr m’a beaucoup amusée.

En bref, une fois encore un roman de fantasy française qui est un coup de cœur!! Je passe une année remplie de belle découverte! J’ai hâte de lire les autres romans de Monsieur Adrien Tomas.

Je rajoute un dernier mot sur la réédition du roman par Menomos pour ces 20 ans. C’est un magnifique pavé! Il est disponible en poche pour les plus petits budgets!

Le Sang des 7 Rois, tome 1 de Régis Goddyn

livre-le-sang-des-7-rois-1Le Sang des 7 Rois, tome 1 de Régis Goddyn

J’ai acheté ce roman lors du salon des Imaginales. Chéri n’était pas très content, il était avec moi sur le stand et a vu qu’il y avait 7 tomes. J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec l’auteur qui m’a présenté son roman. Je ne vous cache pas que je me suis approchée du stand à cause des couvertures de cette saga, elles sont toutes dans le même thème et sont hypnotisantes.  En écoutant l’auteur me raconter son histoire, j’ai eu envie de découvrir ce roman.

L’auteur m’ a présenté son histoire et elle m’a beaucoup plue. Deux enfants sont enlevés. Ce ne sont pas des enfants de rois, ils n’ont rien de particulier pourtant ils sont kidnappés. On va suivre les péripéties des soldats partis à leur recherche. L’auteur m’avait dit qu’il n’y avait ni dragons ou tout autre créature fantastique. Et pour tout dire, cela ne m’a pas manqué.

On suit principalement Orville, homme qui a des capacités hors du commun. Il est mandaté par le roi du 1er Royaume pour poursuivre les kidnappeurs des deux enfants.

La plupart du temps, on suit des poursuivants de fuyards. Les personnages sont constamment en mouvement et entrainent avec eux le lecteur. L’auteur m’avait dit qu’il n’y avait pas beaucoup d’actions et que c’était plus un récit à la Alexandre Dumas. Effectivement, il n’y a pas de bataille épique à chaque page. Pourtant, l’intrigue n’a pas besoin de ça pour être captivante, il n’y a presque aucun temps mort durant le récit.

J’ai également adoré ce qui se passe à partir du moment où Orville est envoyé sur l’île. A la fin du récit, nous faisons également la connaissance de Rosa. Sa partie est aussi très intrigante. A ce moment-là du récit, on devient les fuyards et non plus les poursuivants.

Le roman contient 406 pages et est écrit tout petit. L’auteur a un style assez dense, ce qui rend le roman assez long à lire mais ce n’est pas forcément un mal.

En bref, un premier tome de fantasy française qui m’a enthousiasmée!

La Prophétie des Eléments, tome 1: Gardiens de James Tollum

gardiens---la-prophetie-des-elements-i---james-tollumLa Prophétie des Éléments, tome 1: Gardiens de James Tollum

J’ai une histoire très particulière avec ce roman. Cette année, pour la première fois, je me suis rendue aux Imaginales à Épinal. Mon chéri et moi y avons retrouvé ma cousine et son chéri qui vivent dans la région. On parcourt le lieu du festival, on se dirigeait vers La Bulle des Livres et là un monsieur avec un visage maquillage bleu nous accoste pour nous parler de son livre.

Il nous raconte l’histoire d’un monde divisé en deux: un côté est dirigé par des femmes où la magie et tout ce qui s’y rapporte est interdit. A part quelques personnes haut-placés, les gens ignorent l’existence d’un autre continent au-delà de l’océan où vivent mages, sorciers et autres créatures magiques. Des mages vont rejoindre le continent magique pour trouver des gardiens. Cette histoire me plait et m’intrigue énormément mais nous ne sommes pas encore rentrés dans la Bulle aux Livres, je décide de ne pas l’acheter tout de suite. Sauf que j’ai été incapable de me concentrer sur les autres romans. Cette histoire m’obsédait à tel point que je n’arrivais pas à m’intéresser à autre chose. Autant vous dire que je suis retourné très rapidement me procurer le premier tome de cette trilogie et que je l’ai commencé le soir même!

J’ai été immédiatement embarqué dans ce récit qui a été un véritable coup de cœur. On suit Ethan, Mira, Malak, Irina et Prisca. Les chapitre sont courts, ce qui donne beaucoup de rythme au récit, il n’y a aucun temps mort. Nous suivons, en plus d’Ethan et sa bande, Arkan et ses démons. J’ai trouvé que cela ajoute un gros plus au récit. on se situe des deux côtés. Le lecteur prend pleinement conscience du sadisme des démons. L’intrigue politique du Conclave m’a énormément intéressé. En résumé, chaque chapitre était un délice.

Le style de l’auteur est simple mais très efficace, il y a des descriptions qui ne prennent pas trop de place mais qui sont perspicaces. Pour moi, l’auteur a réussi à équilibrer son récit entre les dialogues, les scènes d’action et les descriptions.

Les personnages sont diversifiés mais sont peut être le « petit » point faible. Si je dois trouver quelque chose à redire au récit, je pourrais parler de leur développement. Il aurait pu être un peu plus développer. Et encore, c’est un faux argument car Ethan et Mira évolue énormément au long du récit, tout comme Prisca qui se destinait à devenir mère mais qui remet tout en question. Irina est une femme manipulatrice, et Malak est le sage indispensable au récit.

Vous l’avez compris, ce récit m’a emporté, je l’ai adoré.  Je compte lire très rapidement la suite et je conseille ce roman a tous les amateurs de fantasy.

L’héritage des Rois Passeurs de Manon Fargetton aux éditions Bragelonne

9782352948292_orgJ’ai lu ce roman grâce à Maureen du blog Le Bazar de la Littérature. J’avais très envie de le sortir de ma PAL. Cette lecture commune m’a permis de le faire. C’est la première fois, que je lis un roman de Manon Fargetton. L’auteur avait déjà fait parler d’elle sur la blogosphère avec sa saga June qui est désormais publiée aux éditions Rageot.

Je me suis procuré ce roman lors du salon du livre de Genève en mai 2015. J’avais eu une très jolie dédicace.

Ce roman raconte l’histoire d’Enora qui va voir sa famille assassinée sous ses yeux lors de la fête de son vingtième anniversaire. Elle est la seule survivante mais elle n’a pas le temps de réaliser ce qui lui arrive qu’elle est embarquée avec deux inconnus Julian et Charly. Ils lui apprennent qu’elle est une passeuse, elle peut ouvrir un passage entre son monde et celui d’Ombre, un monde peuplé de magiciens.

En Ombre, Ravenn revient après des années d’exil. Elle est une princesse et vient car sa mère est entrain de mourir et elle doit prendre sa suite, même si tout le monde ne voit pas son retour d’un bon œil.

Le roman est divisé en chapitres très courts, ce qui donne un rythme très soutenu à l’intrigue. Il n’y a aucun temps mort et ce roman se lit très vite. J’ai vraiment apprécié cette histoire de fantasy, l’univers est très riche.

L’auteur arrive à nous faire rentrer immédiatement dans le récit. On est happé par l’histoire d’Enora et de sa famille. Le monde d’ombre est un monde inconnu que nous découvrons en même temps qu’Enora. Par contre, j’ai trouvé que son style n’était pas assez poétique. Il est un peu simple mais du coup se lit vite. J’aurais quand même aimé lire un peu plus de descriptions même si cela aurait ralenti le rythme de ma lecture.

Enora est un personnage qui m’a beaucoup plu au début du récit. Pourtant rapidement je me suis détachée d’elle. Je m’intéressais moins à ce qui lui arrivait. D’ailleurs ce qui lui arrive à la fin du récit ne m’a fait ni chaud ni froid. Je n’ai pas vraiment compris l’intérêt.

Ravenn, au contraire, est un personnage comme je les aime: une femme forte. J’ai beaucoup apprécié le fait que sa sexualité ne soit pas celle que l’on trouve habituellement dans les romans. Et pourtant l’intrigue ne tourne pas qu’autour de ça.

Julian est le seul personnage masculin qui a trouvé grâce à mes yeux. J’ai trouvé Charly niais..

Jana est un des personnages qui m’a le plus intéressée et j’espère qu’on pourra la retrouver dans le roman spin-off qui va sortir prochainement

En résumé, un lecture qui m’a fait voyagé et que je recommande même si ce n’est pas un coup de cœur.

 Les articles des autres membres de la LC: Maureen, Julie, Thomas

Erenn, tome 3: La renaissance d’Emily Musso

Erenn, tome 3: La renaissance d’Emily Musso

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Erenn est une des premières sagas que j’ai lues quand j’ai commencé mon blog. J’avais pré-commandé le premier tome aux éditions Rebelle car j’aimais beaucoup la couverture et que le résumé me plaisait. Si mes souvenirs sont bons, je l’avais pré-commandé et reçu en janvier 2013. Je l’ai lu très rapidement et le livre fut un coup de cœur.

J’ai posté ma chronique et j’ai eu la chance de rencontrer l’auteur au salon du livre de Paris deux mois plus tard. Je lui fait dédicacer mon roman, elle me demande comment je la connais, je lui réponds que c’est grâce aux blogs et que moi même j’en tiens un. Elle me répond un peu gênée que mon nom ne lui dit rien. Je lui dis que j’ai un pseudo et que c’est Phedre. Je me rappelle de ma cousine qui était avec moi et qui m’a dit « Quand tu lui a dit Phedre, son visage a changé, elle avait un énorme sourire. » J’ai eu le droit à un bisou d’Emily qui avait beaucoup apprécié ma chronique.

Ce moment est à ce jour un des plus émouvants que mon blog m’ait donné l’occasion de vivre.

Par la suite, j’ai eu l’occasion de croiser Emily à de nombreux salons, et nous avons sympthisé. Je ne suis pas peu fière de dire que je suis la première personne à qui elle a dédicacé le tome 2 et le tome 3. Non non, je ne suis pas du tout en mode groupie!!

Il est donc difficile pour moi d’être objective lorsque je vous parle de la saga Erenn. Quand j’ai commencé la lecture de ce dernier tome, j’étais assez nostalgique et j’avais un peu les larmes aux yeux. J’allais suivre une dernière fois les aventures de Charline et Adrian. Je ne voulais manquer aucun détail et avant de lire ce troisième tome, j’ai relu les tomes 1 et 2. Plus je lis cette saga, plus je m’apprécie.

J’ai donc débuté ce troisième tome en ayant bien les tomes 1 et 2 en tête! Erenn est une trilogie, ce tome était donc le final, et j’attendais des réponses à mes questions!

Ce dernier tome débute juste après la fin du tome 2. Je ne vais pas trop en révéler sur l’intrigue pour ne pas vous spoiler. J’ai trouvé l’intrigue absolument parfaite du début à la fin de ce tome. Il n’y a aucun temps, tout est très rythmé et l’on sent que l’auteur s’est documenté sur les légendes irlandaises. Elle a même avoué avoir appris le gaélique pour écrire cette trilogie!

Les personnages ont tous beaucoup évolué depuis le début et tout particulièrement Charline. Elle est devenue Erenn et en même temps, une femme forte et indépendante! J’ai rarement une aussi belle évolution pour un personnage. Elle n’a plus rien à voir avec la Charline du début. On découvre davantage Kaven dans ce roman. C’est un personnage que j’aime beaucoup, beaucoup plus qu’Adrian ce sale #\^{{#^~]{… J’ai adoré le détester pour ce qu’il a fait à Charline/Erenn.

L’intrigue de ce tome est totalement surprenante, rien n’est jamais téléphoné ou cliché. Tout est toujours très juste. Ce tome m’a fait passé par de nombreuses émotions: du rire aux larmes. On alterne entre les points de vue d’Erenn et d’Adrian, c’est un procédé qui me plait beaucoup car cela permet aux lecteurs d’en savoir bien plus que les personnages.

Le style de l’auteur est toujours aussi fluide, il a lui aussi évolué au fil de la saga mais c’est un véritable plaisir de lire Emily.

La fin est tout simplement parfaite. Je n’ai qu’un mot à dire à l’auteur » Merci de nous avoir emmener avec toi dans ton monde. J’y retourne quand tu veux ;). »

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Le sommeil n’est pas un lieu sûr de Louis Wiart

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Le sommeil n’est pas un lieu sûr de Louis Wiart

Le quotidien de la narratrice est bouleversé par d’étranges troubles du sommeil. D’où lui vient l’impression confuse d’entendre un voix familière dans la nuit? Son mari la soutient-il réellement dans l’épreuve qu’elle traverse? Pourquoi son attitude si calme, si prévenante, donne-t-elle peu à peu l’image d’un homme qui exerce sur sa compagne une emprise ambiguë?

L’état d’anxiété perpétuel et de précarité physique de la narratrice, la dégradation progressive de ses relations conjugales, mais aussi la paranoïa ambiante et la violence du quotidien immergent le lecteur dans un climat de tension exacerbée qui fait écho à certaines œuvres de Roman Polanski.

Je commence par remercier chaleureusement Babelio pour l’envoi de ce roman. Je l’ai choisir lors de l’opération Masse critique, le résumé me tentait beaucoup. Par contre, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, à un roman fantastique  ou à un thriller psychologique. Finalement ce roman concerne la deuxième catégorie.

Dès le premier paragraphe du premier chapitre, l’auteur, Louis Wiart, plonge le lecteur dans une atmosphère oppressante, on ressent un certain malaise. L’auteur commence par nous décrire la maison de la narratrice. Cette atmosphère pesante est créée en partie grâce au vocabulaire utilisé. En quelques lignes, l’auteur emploie les termes suivants; ombre, frémissante, serpentait, enserré, doigts crochus, griffaient.

Au début du roman, la narratrice rentre chez elle avec son mari. Pendant tout le roman on ne connaitra pas son prénom. On sait celui de son mari, Pierre, mais l’on ignore celui de la narratrice. C’est sans doute un moyen de la dépersonnaliser, Au début du roman, on la prend pour une folle. Elle dort très mal la nuit et très vite elle reporte ce malaise sur son mari qui apparait comme une figure rassurante.

Je ne parlerais pas de la suite pour ne pas spoiler… Mais j’ai beaucoup aimé l’ambiance de ce livre, ainsi que l’histoire. Le seul problème c’est ce que ce livre était trop court.. Il finit sur une fin qui fait qu’on attend la suite!

Ce roman est le premier de l’auteur Louis Wiart qui actuellement prépare une thèse sur la prescription littéraire à l’heure des réseaux sociaux. D’ailleurs à la foire aux livres de Bruxelles, il a participé à une table ronde avec Jess de Livraddict.

Wild de Cheryl Strayed

Wild

Wild de Cheryl Strayed

Lorsque, sur un coup de tête, Cheryl Straye enfile son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junky, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, la jeune femme n’a aucune réponse, mais un point de fuite : tout quitter pour une randonnée sur le « Chemin des crêtes du Pacifique ». Lancée au coeur d’une nature immense et sauvage, seule sous un sac à dos trop lourd, elle doit avancer pour survivre, sur 1700 kilomètres d’épuisement et d’effort, et réussir à atteindre le bout d’elle-même. Une histoire poignante et humaine, où la marche se fait rédemption.

Wild est mon coup de cœur absolu de l’année 2014, le livre qui a dépassé tous les autres, le numéro 1. Honte à moi, je ne l’avais pas encore chroniqué. Il était grand temps!

Je me suis complètement reconnue dans l’héroïne. Comme elle, je serais sans doute partie avec un sac beaucoup trop lourd pour moi, contenant de nombreuses choses inutiles. Et mes chaussures auraient sans doute été trop petites également. Je serais partie sur un coup de tête sans aucune préparation.

C’est un livre où la plupart du temps, la narratrice marche seule. Pourtant il est très prenant, et je ne me suis jamais ennuyée. J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre son avancé et j’étais passionnée par son histoire.

Même si la plupart du temps elle est seule, Cheryl a fait de très belles rencontres sur le Pacific Crest Trail. Les gens qu’elle croise sont toujours bienveillants avec elle.

Cheryl essaye de se reconstruire après la mort de sa mère. J’ai eu peur avec elle, mal avec elle, rigolé avec elle, pleuré avec elle. Bref, ce livre m’a fait passer au travers de nombreuses émotions. L’auteur arrive à nous transmettre tous ses sentiments. C’est un voyage d’introspection que l’auteur entreprend. Nous n’avons plus qu’à la suivre et c’est magique.

Le livre est très bien écrit, j’aime beaucoup le style d’écriture qui mêle le présent au passé sans que le lecteur ne soit jamais perdu.

Le seul petit bémol est que j’aurais bien aimé que Cheryl nous renseigne en quelques mots sur le futur des personnages qu’elle a croisée.

L’année 2014 n’a pas été pour moi une année remplie de coup de cœur, j’ai eu beaucoup de bonnes lectures mais je n’avais pas d’immense coup de cœur, jusqu’à ce que je ne lise Wild.

Le film inspiré du roman dans lequel joue Reese Witherspoon est sorti aujourd’hui et j’ai hâte de le voir.

Sonata d’Emily Musso

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Sonata d’Emily Musso

Amy est une jeune fille de 16 ans tourmentée par le départ de son père. Elle vit avec sa mère à Peckham, un quartier populaire de Londres où elle consacre son temps à son groupe de rock.

Passionnés de musique, Amy, Damian et Tyler rêvent de remporter le prochain GLK Tremplin Rock, un concours qui leur permettrait d’enregistrer un album dans le studio d’une grande maison de disques. Mais c’est sans compter l’arrivée d’Owen, un jeune Écossais audacieux qui s’amuse à semer le trouble.

Malgré une adolescence palpitante, Amy ne parvient pas à s’épanouir.
Hantée par de terribles cauchemars, traquée par les ombres, la jeune fille tente de comprendre ce qui lui arrive, mais elle va se heurter à de lourds secrets.

Le roman Sonata débute le 21 décembre 2012, jour de l’anniversaire d’Amy, une jeune fille de 16 ans. Normalement, ce jour devrait être une fête. Pour elle, il ne l’est pas.  En effet, cinq ans plus tôt, son père les a quittées, elle et sa mère. Son frère Mark vit avec sa femme et leur fille. Amy et sa mère sont donc seules. Amy en veut énormément à son père dont elle suit la vie affective dans les journaux. Il est membre d’un groupe de musique connu. La mère d’Amy est violoniste et Amy est également une passionnée de musique. Elle joue de la basse dans un groupe Hathor, la musique est un personnage principal. Elle est vitale dans ce roman.

On suit à travers ce roman la vie d’Amy, les répétitions avec son groupe pour le tremplin rock GLK, ses relations avec sa famille et ses amis.  On découvre Peckham à Londres, un quartier où l’on a pas envie de trainer le soir… On meurt d’envie d’aller manger avec Amy à Burger King.

J’ai aimé le personnage d’Amy, c’est une jeune fille qui a été endurcie par le divorce de ses parents. Elle est très indépendante et on n’a l’impression qu’elle n’a peur de rien, elle se croit invincible mais elle ne l’est pas, comme le prouve la scène de l’agression.  J’ai trouvé très belle la relation qu’elle a avec Damian, pourtant elle finit par être avec Owen. Toutefois, j’aime beaucoup ce triangle amoureux très subtile qui ne prend pas tout le pas sur l’histoire. Mais j’ai trouvé que l’histoire entre Owen et Amy était un peu rapide, elle sonnait faux. Je n’ai pas été touchée par ce couple.

A travers les yeux d’Amy, on voit sa mère qui refait sa vie. Amy a beaucoup de mal à accepter cette situation et sa première réaction est celle d’une adolescente de 16 ans. Elle est assez violente.

En plus de ces éléments de l’intrigue, petit à petit, une ombre s’installe. Elle est cachée dans le récit, et dans la vie d’Amy. On sent quelque chose qui est là, qui se trame et qui grandit au fur et à mesure que l’histoire avance. On sent que l’auteur veut nous amener quelque part, mais personnellement je n’ai rien pressenti. Je ne voyais pas du tout où Emily voulait en venir. J’ai été totalement surprise par le dénouement de l’intrigue.

Dire que j’ai adoré la saga Erenn du même auteur est peu dire. Je voulais lire autre chose de l’auteur et Sonata m’a  enchanté. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher. Ce n’est pas un coup de cœur mais c’est effectivement une lecture très agréable.

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